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| JE PARS À L’ENTRACTE |
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Nicolas D' ESTIENNE D'ORVES
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Les morts n'ont pas tous les droits. Il est parfois nécessaire de s'affranchir de leur tyrannie par la violence pour parvenir à les aimer encore et toujours.
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Amis dès l'enfance, Nicolas (l'expéditeur) et Nicolas (le destinataire) ont formé un duo inséparable durant presque trente ans... Jusqu'à ce que la mort les sépare. Depuis, le silence a englouti une longue conversation à bâtons rompus, celle de deux jeunes potaches adeptes des quatre cents coups, à peine entrés dans l'âge d'homme. Comment vivre avec la disparition de son double ? Comment exister sans celui qui a été un miroir et une référence ? Comment lui pardonner son départ délibéré ? Lorsqu'un deuil est impossible, toutes les émotions se succèdent dans une sarabande infernale : révolte, affection, colère, jalousie, exaspération, désespoir... En brossant le portrait de celui avec qui il a vécu son parcours initiatique fondateur, l'auteur s'adresse donc à un absent, mais aussi au scandale de cette absence. Surtout, il n'entend pas faire l'éloge d'un lâcheur, sous prétexte qu'il n'est plus là : il s'agit de régler de vieux comptes, de tordre le cou à une ombre trop tenace, d'en finir avec une union qui demeure au-delà de la mort. Impossible de faire revivre celui qui a emporté avec lui tant de mystères et de non-dits, mais le suicide de Nicolas, personnage torturé, poète maudit autoproclamé, est un affront permanent à ceux qui survivent et composent, modestement, avec le réel. Lettre jetée à la mer depuis l'un des plus beaux bateaux du monde, ce texte au style flamboyant rend hommage à une amitié aussi intense qu'encombrante.
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| À trente-six ans, Nicolas d'Estienne d'Orves a imposé sa personnalité singulière depuis ses débuts de critique au Figaro littéraire. Mélomane averti, il a affirmé sa passion pour l'opéra, la musique militaire et la chanson paillarde dans le mensuel Classica et l'émission « Étonnez-moi Benoît » de Benoît Duteurtre, sur France Musique, ou son passage a marqué les esprits. Son œuvre romanesque frappe par son originalité : fils spirituel de Barbey d'Aurevilly et de Reiser, Nicolas d'Estienne d'Orves reste fasciné par le monstrueux et le baroque, mais son humour caustique et sa curiosité insatiable pour ses contemporains en font un romancier de... |
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