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| MONSIEUR LE COMMANDANT |
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Romain SLOCOMBE
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Écrire pour tuer ; la lettre assassine passe du symbole à la réalité... Les femmes et les enfants d'abord !
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Écrivain et académicien dans le Paris de l'avant-guerre, Paul-Jean Husson s'est désormais retiré dans une petite ville de Normandie pour se consacrer à son oeuvre, émaillée d'un antisémitisme « patriotique ». Lorsque la guerre éclate et que son fils Olivier rejoint la France libre, il prend en charge la protection de sa belle-fille, Ilse, une Allemande aux traits aryens et à la blondeur lumineuse. Sa beauté fait surgir en lui un éblouissement bientôt en contradiction avec toutes ses valeurs, car il découvre qu'Ilse est juive, sans toutefois parvenir à brider l'élan qui le consume. Peu à peu, l'univers si confortable du grand écrivain pétainiste, modèle de bon bourgeois enkysté dans ses ambivalences, vacille. Les secrets de familles sortent comme autant de cadavres de leurs placards et à l'heure ou son existence torturée est percée à jour par une Occupation aux effets ontologiques imprévisibles, seule une lettre adressée au commandant de la Kreiskommandantur peut permettre à Husson de sauver la face.
C'est en salaud imaginaire que Romain Slocombe porte en lui une lettre jamais écrite, une lettre de délation ; il prouve ainsi que la part la plus vile de l'âme humaine ne trouve de meilleure place ou se révéler que dans le genre épistolaire.
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« L'ultraprolifique et talentueux Slocombe signe un ouvrage remarquable et glaçant » VSD 18/08/2011
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| Photographe, cinéaste, peintre, illustrateur, traducteur et écrivain, Romain Slocombe réconcilie depuis plus de trente-cinq ans le roman noir, l'avant-garde artistique et l'univers underground de la contre-culture américaine et japonaise. Son intérêt pour la question de la violence, y compris sous la forme ultime de la torture, dans le cadre intime ou historique, a ceci d'unique qu'elle ne sombre jamais dans la morbidité. C'est avec une sérénité parfaite et un humour élégant, très british, que Romain Slocombe aime aborder des sujets graves en créant des univers minutieusement extraits de son imagination sans limite. Il s'offre le paradoxe d'une écriture documentée et de... |
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